Contexte d'exercice des médias au Burkina Faso
Cette page présente de manière succincte le pays, son paysage médiatique, ses autorités de régulations, les différentes organisations professionnelles du secteur et les associations de représentation ou de défense des journalistes, le niveau de liberté de la presse, ses médias publics et ses principaux groupes de presse.
Vue générale
: Le Burkina Faso est une Etat d'Afrique occidentale sans accès à la mer bordé par le Mali, le Niger, le Bénin, le Togo, le Ghana et la Côte d'Ivoire. Sa capitale est Ouagadougou. Le pays couvre une superficie de 274.000 km² et compte une population de 20 millions d'habitants. Le Burkina Faso a acquis son indépendance de la France en 1960. La langue officielle est le français. A partir de 1896, le pays a été colonisé par la France et a pris le nom de Haute Volta. La période post coloniale a été marquée par la présidence de Thomas Sankara devenu une icone après son assassinat en 1987 et souvent présenté comme un "Che Guevara africain", et par le journaliste Norbert Zongo assassiné en 1998. Le pays a également connu de grands mouvements socio-politiques comme la révolte de 2011 et la deuxième révolution burkinabé de 2014. Le Burkina est également victime de la pression des djihadistes sur le Sahel marqué notamment par l'attentat de Ouagadougou en 2016.
Paysage médiatique
: Le Burkina Faso compte de nombreux médias. Malgré un taux d'analphabétiseme important et des conditions économiques difficiles, la presse se développe et compte près de 70 titres. La propriété des journaux n'est pas toujours transparente. A ses côtés existe une quinzaine de sites d'information mais seul 1/10eme des burkinabés ont accès à Internet en raison du coût et de la faiblesse des infrastructures du pays. Malgré ces bons chiffres, les publications écrites se retrouvent concurrencé par les médias audiovisuels. Il existe dans le pays une vingtaine de chaîne de télévisions privées qui entrent en concurrence avec la chaîne publique. Par ailleurs près de 130 stations de radio existent dans le pays. Ce médias est particulièrement populaire et permet l'usage de langues locales comme le Mooré, le Mandinka ou encore le Bambara. Nombre de ces médias ne sont cependant pas viables et les journalistes sont souvent mal rénumérés. Nombre d'entre eux couvrent alors des sujets d'informations en échange de compensations financières entrainant des conflits d'intérêts.
Autorité de régulation
: Le CSC (Conseil supérieur de la communication) a pour mission de réguler le travail des médias (Presse Ecrite, Radios et télévision).
Organisations professionnelles
: Les médias et les journalistes burkinabés sont représentés et défendus par des associations parmi lesquelles le CNP-NZ (Centre national de presse Norbert Zongo) du nom du directeur de l'hebdomadaire L'indépendant, Norbert Zongo assassiné en 1998. On peut également cité l'AJB (Association des journalistes du Burkina), la SEP (Société des éditeurs de presse) ou encore l'antenne locale de la MFWA (Media Foundation for West Africa).
Liberté de la presse
: La constitution de 1991 et le code de l'information de 1993 garantissent la liberté d'expression, d'information et de presse. Il n'existe pas dans le pays de censure officielle et le journalisme d'investigation peut être critique envers le pouvoir. Dans son rapport 2017 sur la liberté de la presse, Freedom House classe le pays comme partiellement libre. Dans ses rapports, l'ONG présente l'environnement légal, politique et économique de la presse burkinabé. D'autre part, le Burkina apparait à la 42e place dans le classement mondial de la liberté de la presse 2017 de Reporter sans frontières qui estime que la liberté de la presse reste fragile. Début février 2023, les organisations de médias professionnels et les médias ont dénoncé les propos du Premier ministre à leur égard. Celui-ci les comparait à la radio rwandaise des Mille collines. Les médias constatent par ailleurs que la liberté de la presse est attaquée depuis plusieurs mois et que de plus en plus de groupuscules menacent ouvertement les journalistes et les voix critiques.
Médias publics
: Les médias publics sont placés sous l'autorité du ministère de la communication. Ils comprennent l'AIB (Agence d'information du burkina), le journal Sidwaya considéré comme la référence de l'information par la population et fer de lance du groupe de presse public, les éditions Sidwaya et le groupe audiovisuel public RTB (Radiodiffusion Télévision du Burkina). La SBT (Société Burkinabé de Télédiffusion) est également placée sous la tutelle du ministère.
Derniers faits marquants pour le Burkina Faso
Retrouvez une chronologie des derniers faits marquants de l'actualité burkinabé traités par les médias internationaux. Les évènements listés ne sont pas exhaustifs. Pour plus de détails, consultez les sources d'informations de l'onglet "médias".
⊛ Synthèse de la semaine du 6 février au 12 février 2023
Diplomatie : Les autorités recevaient les ministres des affaires étrangères de Guinée et du Mali pour tenter de construire un axe Bamako-Conakry-Ouagadougou et demander aux organisations regionales de lever les sanctions à leur encontre. Sécurité : Malgré la monté en puissance des forces de sécurité et la volonté des leaders communautaires de pousser les groupes armés au dialogue, la situation sécuritaire continue de se dégrader. Une dizaine de civils nigerians en route pour le Sénégal pour un pélérinage ont trouvé la mort dans l'est du pays dans des circonstances floues. Plusieurs témoignages et responsables de la confrérie de la Tijjaniyya au Nigeria accusent l’armée burkinabè de les avoir abattu. Les autorités ont rejeté les accusations pronant que les terroristes se font passer pour les forces nationale de sécurité. Deux employés de MSF sont morts dans une attaque djihadiste présumée dans le Nord-Ouest. L'ONG a suspendu ses activités médicales dans la Boucle du Mouhoun. Enfin, sept gendarmes et neuf Volontaires pour la défense de la patrie sont morts dans une embuscade dans la commune de Boala, dans la région du centre-nord.
⊛ Synthèse de la semaine du 30 janvier au 5 février 2023
Sécurité : La sécurité continue de se dégrader dans le pays ainsi que les dérapages. Au moins 13 personnes dont 10 gendarmes sont morts dans une attaque à Famagountou près de la frontière nigérienne. Quelques jours plus tard, une dizaine de civils étaient tués dans une autre attaque près de Bani, toujours dans la région du Sahel. D'après le Collectif contre l’impunité et la stigmatisation des communautés, une organisation de la société civile, et des sources locales, un convoi sécurisé par l'amée burkinabé qui se rendait à la mine de Bougoun, a tiré sur des civils fesant une trentaine de victimes. Les faits se sont déroulés dans trois localités de la région de l'Est : Piega, Sakoani et Kankangou. Diplomatie : Lors d'une intervention à la télévision nationale, le président Traoré a souligné qu'il n'y avait pas eu de rupture avec la France. Le Premier ministre, Apollinaire Joachim Kyelem de Tambela, a par ailleurs été reçu à Bamako par son homologue malien, le colonel Assimi Goïta. Le renforcement de la lutte contre le terrorisme et le partenariat avec la Russie ont été évoqué. Santé : L'ONU s'est alarmé du trafic de faux médicaments dans les pays du Sahel. Société : Les organisations professionnelles du secteur des médias ont dénoncé les propos du Premier ministre les comparant à la radio rwandaise des Mille Collines. Elles constatent que la liberté de la presse est très attaquée depuis plusieurs mois. Elles s'alarment de la multiplications de menaces émanant de groupuscules dont certain appelent au meurtres de journalistes. Un incendie a par ailleurs ravagé le marché de Sankar-yaaré à Ouagadougou.
⊛ Synthèse de la semaine du 23 janvier au 29 janvier 2023
Politique Drapeaux burkinabès et russes en main, des manifestants sont sortis à l’appel de plusieurs organisations de la société civile pour soutenir la transition et l'armée et contre la présence française. Dans le même temps, le président du Paren Abdoul Karim Sango salue la demande de retrait des troupes françaises. Diplomatie : Après avoir demandé des clarifications aux autorités, Paris annonce le retrait de la force Sabre et rappelle son ambassadeur sans évoqué son remplacement. Le général Didier Castres, directeur des opérations de l'armée française de 2009 à 2016, relève néanmoins que la France n'a jamais été vilipendée par les autorités, comme ce fut le cas au Mali. Sécurité : Les autorités mettent fin à l'accord de 2018 relatif au statut des forces françaises présentes dans le pays. Ouagadougou estime que c'est aux forces nationales d'assurer la défense du pays. En fin de semaine, deux attaques djihadistes touchent la région de Dassa et celle de Bachoukorêpoun et font une dizaine de morts. Economie : Le Salon international de l'artisanat de Ouagadougou (SIAO) 2023 ouvre ses portes.
⊛ Synthèse de la semaine du 16 janvier au 22 janvier 2023
Politique : Le capitaine Traoré s'est exprimé à l’université Joseph Ki-Zerbo où il a échangé avec les étudiants sur plusieurs sujets liés à l'enseignement. Le gouvernement a par ailleurs fait le point sur le Fonds de soutien patriotique tandis que le Front patriotique, un regroupement d’une trentaine d’organisation de la société civile et de partis politiques, se réunissait à Ouagadougou pour analyser le processus de transition en cours. sécurité : Alors que Wagner est classé comme organisation criminelle par les Etats-Unis, une nouvelle vidéo de propagande anti-française et à la gloire du groupe circule sur les réseaux sociaux. La milice y est décrite en sauveur de pays africains maltraités par une France impérialiste. Lors d'une interview, l'ex-président français, François Hollande, rappelle pourtant qu'"en Afrique, les néo-coloniaux, ce sont les hommes de Wagner" et que le groupe de miliciens controversé vit des prédations qu'il opère dans les pays où il est implanté. Quoiqu'il en soit, les autorités demandent à la France le retrait de ses forces militaires dans un délai d'un mois. Le contexte de tension entre Ouagadougou et Paris semble plus que jamais favorable à Moscou qui avance ses pions. La soixantaine de femmes qui avaient été enlevées à Arbinda dans le nord du pays ont par ailleurs été retrouvées par l'armée alors qu'elles circulaient à bord d'un autocar. Le nord du pays est toujours une cible pour le terrorisme. Il a été en effet visé par une série d'attaques meurtrières dans lequelles une trentaine de personnes sont mortes dont la moitié appartenait aux VDP.
⊛ Synthèse de la semaine du 9 janvier au 15 janvier 2023
Diplomatie : Sissoco Embalo, le président de la Cédéao, était en visite à Ouagadougou où il a rencontré Ibrahim Traoré. Il y a réaffirmé le soutien de l'organisation et a abordé le rôle que pourraient jouer certains partenaires comme la France dans la lutte contre le terrorisme. La secrétaire d'État française chargée du Développement Chrysoula Zacharopoulou, était également en visite dans la capitale, où elle a rencontré le président de transition. Les échanges ont porté sur le nouveau format du partenariat entre les deux pays et les attentes des autorités burkinabès dans le plein respect de la souveraineté du pays. L'ambassadeur russe a pour se part annoncé un renforcement de la coopération. Outre la coopération militaire il propose une réflexion sur le commerce direct avec Moscou en échange de pétrole. En échange il réclame un soutien diplomatique ferme de la part de ses partenaires africains. Sécurité : La population est sous le choc après l'enlèvement d'une cinquantaine de femmes par des hommes armés à Arbinda dans le nord du pays. Economie : Les autorités ont annoncé l'abandon d'un prélèvement automatique sur les salaire pour soutenir l'effort de guerre. La décision soulage les syndicats. Le conseil des ministres a entériné néanmoins la création d'un Fonds de soutien patriotique, doté d'un fonds de 100 millions de francs CFA pour financer notamment la formation et l'équipement des volontaires pour la défense de la patrie. Il sera alimenter par des taxes sur des produits comme le tabac ou l'alcool. Les Burkinabés pourront aussi y contribuer volontairement. Société : Les autorités s'inquiètent d'une flambée de violence sur les réseaux sociaux, notamment depuis les révélations sur la tuerie de Nouna. Les défenseurs des droits de l’homme, eux, s'inquiètent de cette violence dont ils sont aussi l'objet.
⊛ Synthèse de la semaine du 2 janvier au 8 janvier 2023
Diplomatie : Le pays s'isole de ses alliés et se rapproche de la Russie. Les autorités demandent à la France de rappeller son ambassadeur à Ouagadougou tandis que Washington exclu le pays de l'AGOA. Sécurité : Le massacre de 28 personnes suscite des intérrogations jusqu'à l'ONU. L'organisation demande une enquête impartiale alors que les supplétifs de l'armée sont pointés du doigts. Cette affaire intervient alors que le collectif contre l'impunité et la stigmatisation des communautés (CISC), une organisation de la société civile, alerte les autorités sur une hausse inquiétante des exactions. De plus en plus de villes du pays sont par ailleurs isolées en raison du djihadisme. Des tensions se font jour au sein de l'armée notamment au centre national de Pô.
⊛ Synthèse de la semaine du 26 décembre 2022 au 1er janvier 2023
Justice : Le lieutenant-colonel Zoungrana se retrouve à nouveau devant la justice militaire. Il est notamment entendu sur des soupçons d’atteintes à la sûreté de l’État et est de retour en prison. Sécurité : Au moins dix passagers d'un car ont été tués par l'explosion d'une mine artisanale vers Fada N’Gourma, dans l'est du pays. Economie : Alors que les files d'attentes aux stations services sont encore visibles dans la capitale, une association de consommateur se plaint du rationnement de l'essence. La réaction intervient après la demande de la Société nationale burkinabè d'hydrocarbures (Sonabhy) aux distributeurs d'essence de rationner le Super 91.
⊛ Synthèse de la semaine du 19 décembre au 25 décembre 2022
Diplomatie : Les autorités de transition exigent le départ de Barbara Manzi, la coordinatrice de l'ONU et de l'action humanitaire. Politique : Face aux rumeurs qui se propagent, les autorités démentent avoir accordé l'exploitation d'une mine d'or au groupe wagner. Société : Lors des fêtes de fin d’année, le cardinal Philippe Ouédraogo, l'archevêque de Ouagadougou, a appellé à démolir "les murs de la haine et de l'égoïsme".
⊛ Synthèse de la semaine du 12 décembre au 18 décembre 2022
Diplomatie : Des tensions apparaissent avec le Ghana après les affirmations du président ghanéen sur la présence de Wagner dans le pays. Les deux parties jouent néanmoins l'apaisement après la convocation de l'ambassadeur ghanéen à Ouagadougou. Justice : La liberté provisoire est accordée au lieutenant-colonel Emmanuel Zoungrana. Il est accusé d'attentat à la sûreté de l’État contre le régime de Roch Marc Christian Kaboré et de blanchiment de capitaux.
⊛ Synthèse de la semaine du 5 décembre au 11 décembre 2022
Politique : Le président de la transition, le capitaine Ibrahim Traoré, a pris la parole à l'occasion du 62e anniversaire de l'accession à l'indépendance du pays. Reconnaissant qu'une partie du pays n'est plus sous le contrôle des autorités et que l'économie est fragile, il appelle ses concitoyens a changer de comportement pour relancer le pays. Economie : Alors que les autorités octroient l'exploitation d'une mine d'or à la société russe Nordgold, elles annoncent également la création d'un fonds de soutien pour l'effort de guerre. Société : Selon un rapport, les policiers et les douaniers seraient plus concernés par la corruption.
⊛ Synthèse de la semaine du 28 novembre au 4 décembre 2022
Sécurité : Le président de la transition, le capitaine Ibrahim Traoré, a annoncé qu'une tentative de Coup d'Etat avait visé son pouvoir la semaine dernière. Dans le même temps, les civils craignent des représailles après les menaces du JNIM à l'encontre des Volontaires de la Defense de la Patrie. Le recrutement de ces derniers dépassent les objectifs que s'étaient fixé les autorités. Diplomatie : Le Premier ministre a rencontré l'ambassadeur de France pour renforcer la coopération entre les deux pays. Une demande pour financer l'achat d'armes pour les Volontaires de la Defense de la Patrie a notamment été formulée.
⊛ Synthèse de la semaine du 21 novembre au 27 novembre 2022
Sécurité : Alors que la présence française a été vivement critiquée ces dernières semaines lors de manifestations antifrançaises à Ouagadougou mais aussi dans les propos du premier ministre, le ministre français de la Défense nationale, Sébastien Lecornu, met sur la table le retrait des forces spéciales stationnées dans le pays. Dans un rapport du Secrétariat technique de l'éducation en situation d'urgence, l'insécurité dans le pays a provoqué la fermeture de plus de 5.700 écoles.
⊛ Synthèse de la semaine du 14 novembre au 20 novembre 2022
Diplomatie : L'ONU appelle les autorités à ouvrir une enquête sur de possibles exactions de l'armée et des Volontaires pour la défense de la patrie dans plusieurs villages du nord du pays près de Djibo. Sécurité : Le président de la transition, le capitaine Traoré, a annoncé une réorganisation des forces armées dans le cadre de la lutte antiterroriste. Le Premier ministre a par ailleurs annoncé sa volonté de diversifier les partenariats pour lutter contre le terrorisme. Société : Drapeaux russes en main, des dizaines de personnes ont manifesté contre la présence française à Ouagadougou en scandant des slogans hostiles à la France. Les manifestants exigeaient notamment l'annulation des accords de défense et de sécurité entre les deux pays.
⊛ Synthèse de la semaine du 7 novembre au 13 novembre 2022
Politique : Le Dr Ousmane Bougouma a été élu à la tête de l'Assemble législative de transition. Le ministre Roch Donatien Nagalo, accusé de malversations, a été pour sa part obligé de démissionner. Sécurité : L'enrôlement contre le terrorisme continue. Il fait suite à l'appel lancé par le capitaine Ibrahim Traoré à chaque burkinabè de participer à l’effort de guerre dans le cadre d’une mobilisation populaire contre le terrorisme. Les autorités souhaitent en alléger les formalités.
⊛ Synthèse de la semaine du 31 octobre au 6 novembre 2022
Politique : Le Front patriotique qui regroupe une trentaine de partis politiques et d'organisations de la société civile s'inquiète des menaces qui pèsent sur la transition en cours. Diplomatie : Washington a annoncé l'exclusion du pays de l'accord commercial AGOA. Le capitaine Traoré s'est rendu au Mali où il a été reçu à Bamako par le colonel Assimi Goïta. La lutte anti-terroriste semble avoir été au coeur des échanges entre les deux hommes. Dans un entretien télévisé, le Premier ministre Apollinaire Kyelem de Tambela est quant à lui revenu sur les relations entre son pays et la Russie. Il n'exclut pas n’exclut pas de réexaminer les rapports avec ses partenaires, notamment la Russie. Son intervention fait suite aux appels incessant des "marcheurs", un groupe de manifestants pro-russes hostiles à la France, de se tourner vers Moscou. Société : Les victimes de la répression d'octobre 2014 qui attendent toujours l’aide promise et le traitement judiciaire de l’affaire se sont rassemblés pour une cérémonie d'hommage.