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Zoom média vous invite chaque semaine à décrypter un média international. Comprendre la fabrique de l’info, les lignes éditoriales, les récits dominants — pour mieux naviguer dans le paysage médiatique mondial.

South China Morning Post

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Le South China Morning Post, fondé en 1903 à Hong Kong, est un quotidien anglophone de référence en Asie. Il couvre l’actualité chinoise, régionale et internationale avec un ton analytique et modéré. Racheté par Alibaba en 2015, il combine tradition éditoriale et stratégie numérique globale. Sa ligne éditoriale vise à offrir une lecture nuancée de la Chine contemporaine, tout en s’adressant à un lectorat international influent, entre diplomatie narrative et journalisme explicatif.

Crédit : Pixabay

Histoire & Origine : Fondé à Hong Kong en 1903 par Tse Tsan-tai et Alfred Cunningham, le South China Morning Post est un quotidien anglophone conçu pour informer les expatriés et les élites locales. Il s’est imposé comme journal de référence dans la colonie britannique, puis dans la région. Racheté par Alibaba en 2015, il incarne aujourd’hui une presse hybride, entre tradition éditoriale et stratégie numérique, tout en naviguant les tensions entre Hong Kong et Pékin.

Ligne éditoriale : Le South China Morning Post adopte une ligne éditoriale anglophone centrée sur Hong Kong, la Chine et l’Asie. Il valorise une approche analytique, souvent pro-business, avec un ton mesuré et internationalisé. Depuis son rachat par Alibaba en 2015, il cherche à présenter une perspective constructive et pragmatique de la Chine, se distinguant du ton souvent plus critique de la presse occidentale, tout en défendant les libertés locales. Il oscille entre journalisme d’investigation, diplomatie éditoriale et stratégie numérique globale, visant un lectorat international et influent.

Pourquoi c’est important : Le South China Morning Post joue un rôle clé dans la médiation entre Hong Kong, la Chine continentale et le monde anglophone. Comprendre sa ligne éditoriale permet de décoder les récits dominants sur la Chine, ses tensions internes et sa diplomatie. C’est un prisme stratégique pour suivre les enjeux asiatiques, les libertés locales et les influences économiques. Son évolution reflète les rapports de force entre presse, pouvoir et opinion dans une région sous haute surveillance.

Angles morts potentiels : Le South China Morning Post tend à minimiser les voix dissidentes en Chine continentale, les mouvements sociaux à Hong Kong et les perspectives non anglophones. Depuis son rachat par Alibaba, sa couverture peut éviter les sujets sensibles liés au pouvoir central. Il privilégie les récits économiques et diplomatiques, parfois au détriment des enjeux sociaux ou environnementaux. Sa posture “nuancée” peut masquer des biais, notamment dans les conflits politiques ou les débats sur les libertés locales.

choix narratifs marquants : Le South China Morning Post privilégie une narration analytique, souvent centrée sur les élites économiques, les enjeux géopolitiques et les innovations technologiques. Il adopte une posture équilibrée, parfois diplomatique, visant un lectorat international. Ses choix narratifs valorisent la stabilité, la croissance et la modernisation, tout en évitant les récits trop conflictuels sur la Chine. L’usage fréquent de formats explicatifs, infographies et dossiers approfondis traduit une volonté de pédagogie éditoriale et de légitimation experte.

On recommande ce site parce que... On recommande le South China Morning Post pour sa couverture approfondie de Hong Kong, de la Chine et de l’Asie, en anglais. Il offre une lecture stratégique des enjeux géopolitiques, économiques et technologiques, avec des formats explicatifs et une forte présence numérique. Malgré certaines limites éditoriales, il reste une source utile pour décrypter les récits chinois contemporains. Sa posture internationale et sa capacité à contextualiser les tensions régionales en font un outil précieux d’analyse.

La concurrence : La concurrence du South China Morning Post inclut le Hong Kong Economic Journal (analyses financières), le Hong Kong Economic Times (actualité économique), Next Digital (anciennement Apple Daily, alors plus critique que la ligne éditoriale du SCMP), et TOM Group (médias numériques). À l’échelle régionale, des titres comme The Straits Times (Singapour) ou China Daily (pro-gouvernemental) offrent des récits alternatifs. Cette concurrence reflète des tensions éditoriales entre journalisme indépendant, ligne pro-business et influence politique croissante dans l’espace médiatique chinois.

Focus éditorial : Entre le 4 et le 11 octobre 2025, le South China Morning Post a couvert les tensions sino-américaines, avec des sanctions portuaires croisées et une enquête antitrust sur Qualcomm, la montée en puissance de l’IA et des hyperscalers chinois, les projets pharmaceutiques en Afrique via la “Health Silk Road”, les pics de mobilité en Chine durant la Golden Week, les enjeux politiques au Japon avec la nomination de Sanae Takaichi.

Sur les réseaux : Le South China Morning Post occupe une place stratégique sur internet grâce à son site anglophone très consulté, optimisé pour le SEO et les formats explicatifs. Sur les réseaux sociaux, il privilégie X (ex-Twitter), Facebook, LinkedIn et YouTube pour diffuser ses analyses géopolitiques et économiques. Son ton mesuré et ses visuels soignés ciblent un lectorat international influent. Il combine journalisme traditionnel et stratégie numérique, consolidant sa légitimité dans l’écosystème médiatique asiatique anglophone.

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Par JC Jabouin, le 11 octobre 2025 pour mediasrequest.com

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